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I’d Rather Be With You

5 juillet 2010 5 commentaires

Pas de grand discours, 16 titres inspirés par le classique du grand Bootsy Collins ! D’Oakland à Tilles, de Chicago à Los Angeles, tous ont été reprendre la mélodie imparable du bassiste de Parliament. Enjoy!

http://www.fileswap.com/dl/CAZFm5vRS/

1. Bootsy Collins – I’d Rather Be With You (4:57)
2. 2Pac – Ratha Be Ya Nigga (feat. Richie Rich) (4:13)
3. Ice-T – How does it feel (4:30)
4. Do Or Die – Pimpology (4:13)
5. Questionmark Asylum – Get With You/I’d Rather Be With You (5:07)
6. Eazy-E – I’d Rather Fuck You (3:56)
7. Keak da Sneak – I’d Rather Smoke With You (4:13)
8. Too $hort – Gettin’ It (5:40)
9. Knightowl – I Wanna Fuck Me Some Hoes (5:15)
10. La Cellule – Trop Besoin De Flouze (4:48)
11. Mr. Creeps – Ohh Wee We Can All Be Friends (feat. Mr. Capone-E) (4:33)
12. Wreckless Klan – Swing A Episode (4:19)
13. Adina Howard – Freak Like Me (4:27)
14. Techniec & Tate The Great – Killa Cali (3:14)
15. Mr. Frost – I’d Rather Be With You (Instru) (4:33)
16. TaiPan – T’inquiètes, C’est Normal (2:13)
17. C-Natra – I’d Rather Bang Screw (feat. Big Hawk & Kyle Lee) (4:54)

Spécialement dédicacé à Bachir qui vient de sortir une très bonne mix-tape en hommage au groupe The Nonce. Support!

Play It Cool Vol.2

La première a eu l’air de bien plaire, j’espère que la suivante aura le même succès. J’ai mélangé gros classiques et morceaux moins connus, toujours plutôt cool…

roca-dolla.2505709.511. Roca Dolla « What Is A Classic » (2008) : intro de son album sorti l’an dernier, le monsieur n’est pas un total inconnu pour tous ceux qui se sont penchés sur la scène G-Funk en Arizona puisque Roca Dolla a en fait déjà sorti 2 albums sous le nom de Mr. Iroc, « Finally On Tha Map » en 1996 et « The Release » en 2000.
« Roca Is A Classic » est un double album sans prétention, très éclectique et solide, une bonne surprise sortie d’un peu nulle part porté par la voix suave d’Iroc, aussi à l’aise dans les clins d’œil nostalgiques que dans un style plus moderne (et on lui pardonnera quelques pompages éhontés). En tout cas, joli name dropping où on n’aura pas grand chose à critiquer…

Operation_Stackola2. Luniz « I Got 5 On It » (1995) : ah ben quand on parle de classique… Le morceau qui a révélé Yukmouth et Numskull au reste du monde (après de bonnes apparitions sur « Explicit Game » de Dru Down l’année précédente), je me souviens encore de leurs performances à la télé qui se terminaient systématiquement par un montrage de fion goguenard de la part des rappeurs d’Oakland.
Cette prod est vraiment magique, presque 15 ans que je l’écoute en boucle sans me lasser… J’aurais pu mettre un de des deux énormes remix façon posse cut mais je reste un grand fan de la version originale dont j’avais récupéré la fiche lyrics d’un magazine pour gonzesses à l’époque.

scarface_diary3. Scarface « Goin Down » (1994) : même si c’est complètement kitch de reprendre le tube teuton de Nena « 99 Luftballons« , j’adore ce morceau, son refrain et la légèreté qui s’en dégage et tant pis si c’est loin d’être le meilleur titre du leader des Geto Boys. Et puis de toute façon, si vous ne deviez n’écouter qu’un album de Scarface (ce qui serait honteux) il faut écouter « The Diary » dont est tiré ce titre. Un des meilleurs albums rap de tous les temps. Classique.

317SYA1QKQL._SL500_AA240_4. Devin The Dude « Lacville ’79 » (2002) : pas de playlist relax sans la personnification du cool, Devin Copeland. Si je dois faire d’autres compiles sur le même thème, il y aura systématiquement un titre du D de Odd Squad. De la weed et des femmes, comme quoi finalement le bonheur ne tient pas à grand chose mais comme il est aussi difficile de trouver de la weed qu’une femme avec qui on se sent bien, la décontraction de Devin en devient fascinante. Et cette déclaration d’amour à son épave roulante a un petit coté adolescent des plus rafraichissant. Très vraisemblablement mon morceau de Devin, tiré de son 2ème effort solo « Just Tryin’ Ta Live« .

post-20149-12363468855. U.G.K. « Look Into Our Eyes » (????) : le rap de Houston ne serait pas le même sans DJ Screw, son addiction au sizzurp et son goût pour les remix ralentis des hits locaux. S’il n’est plus là aujourd’hui, son héritage demeure (demandez à DJ Michael Watts de Swishahouse et beaucoup d’autres) et je trouve que ce morceau des vieux briscards de Port Arthur est particulièrement adapté à l’exercice. Mais impossible de me souvenir de l’original, si quelqu’un se souvient (Kicket ?)…

Myka9-1969-Cover-16. Myka 9 & Factor « My Kanyne (Old Smokey) » (2008) : 20 ans de carrière pour le Freestyle Fellow le plus cool de tout l’univers. Il chante, il scat, il rappe comme un dieu et il s’est créé un petit monde bien à lui dans sa tête (qui l’empêche d’avoir la carrière qu’il mérite). Un vrai artiste quoi. Même si « 1969« , l’album dont est tiré le morceau concocté avec le Canadien Factor, s’est avéré un choya décevant, cet enfoiré a toujours autant la classe.

Kelis - Tasty7. Kelis « Stick Up » (2003) : ok « Trick Me » et « Milkshake » ou encore « Bossy » sont des tubes imparables que j’adore, mon morceau préféré de Mrs. Jones c’est celui-là sans conteste possible. De l’arrogance, du sex-appeal et le clavier feutré de Dam Grease. Le bonheur en 3’50. C’est peut être aussi lié au moment où j’ai redécouvert ce titre, un début de soirée de novembre 2005, les fenêtres ouvertes sur Sunset Boulevard… Il suffit de pas grand chose pour se sentir bien.

121398. Myka Nyne « Citrus District » (2006) : Michael Troy encore pour le morceau phare de ce qui est pour moi son meilleur album (avec « It’s All Love: American Nightmare« ), « Citrus Sessions Vol.1″.
On a d’ailleurs failli pas l’avoir pour de vrai ce disque. Myka est pour le moins impulsif et imprévisible : alors que son label Citrus Records mettait au point les derniers détails de la sortie (et après qu’un bootleg de quelques titres ait été leaké), Myka pète un cable et balance l’intégralité en free download sur son site. Il le retire au bout de quelques jours et on se dit que l’espoir de voir ces sessions enregistrées à Orange County sur disque est mort né. Et pourtant, en 2006, un digipack coloré débarque sur les sites de VPC spécialisés. Aujourd’hui on le trouve même sur Amazon et c’est un sacrément bon disque.

2hgzbdx9. Rappin’ 4-Tay « 25-2-Life » (1996) : pendant longtemps, Rappin’ 4-Tay était juste un mec qui avait fait un hit bien festif en surfant sur la mode G-Funk de Snoop et Dre. Cruelle erreur ! Le sieur 4-Tay est un sacré gaillard qui est à la tête d’une discographie loin d’être dégueulasse. Une petite préférence pour l’album dont est tiré ce titre, « Off Parole » sorti en 1996. L’ambiance résignée et pesante de la prison suinte à chaque mesure, les petites accélérations du refrain insistent sur la nécessité d’être rapide et discret pour survivre. Un modèle du genre à mon sens.

hardcore-thumb-300x28010. Lil’ Kim « Spend A Little Doe » (1996) : sacrée Queen Bitch. Toujours aussi classe ahum. J’aime beaucoup ce titre, un concentré de ses deux facettes, la gangstress et la salope mais avec cette fois un petit coté désabusé, assez annonciateur du reste de sa vie d’ailleurs. Et ces notes de piano de Ski… « Ask Tina, love ain’t got shit to do, with me and you / Or the 44 under the pillow with the dildo / I like to play while I’m workin / And that’s for certain, keep jerkin, I ain’t done with you« 

album-253911. Notorious B.I.G. « Juicy » (1994) : rien que pour « Super Nintendo, Sega Genesis / When I was dead broke, man I couldn’t picture this« . Cette phase dégage aujourd’hui une nostalgie dingue, elle me déclenche systématiquement un petit sourire en coin et je repense à cette période où on se faisait des classeurs avec les pages de test des hits de l’époque découpées dans nos magazines de jeux vidéo préférés. En tout cas merci Mtume pour l’original et Puffy pour avoir piqué l’idée à Pete Rock, ça c’est du classique.

96238729412. Scrooge « Another Day » (2007) : et oui, 2007. Comme quoi le G-Funk est loin d’être mort, même dans la petite ville de Tacoma dans l’état nuageux de Washington (non, il n’y a pas que Seattle et Grey’s Anatomy). Deux albums déjà pour Picsou, « ‘Bout My Paper » en 2001 et ce « Ride Wit Me » en 2007, tous deux disponibles sur CDBaby pour une misère. Alors certes, ça aurait mérité un studio professionnel, un mix et un mastering à la hauteur de la chaleur des prods et des voix mais on fera avec ce qu’on a. Et c’est déjà pas mal.

album200-283813. Montell Jordan « Comin’ Home » (1995) : y a pas mal de bons titres sur « This Is How We Do It » (souvenez-vous). La période et l’origine du chanteur aidant, c’est vraiment une bonne surprise G-Funkisante pour qui, comme moi, serait passé à coté pendant pas mal d’années. Un vrai street crooner à l’ancienne, too much dans le coté lover mais à qui on pardonne parce que, quand même, il a trop la classe. South Central does it like nobody does

FRONT14. Sean-T « If It Ain’t Gee » (feat. Theresa Shorter) (1996) : originaire de Palo Alto dans le comté de Santa Clara en Californie, Sean-T est un client sérieux. A la fois producteur et rappeur, il fait partie des nombreux grands talents méconnus du rap et dont il faut absolument avoir écouté au moins un album. Moi je recommande « Pimp Lyric$ & Dollar Sign$« , solide de bout en bout, éclectique et cohérent, rugueux mais avec une vraie chaleur dans les instrus. Le genre de skeud qu’on ne regrette jamais d’avoir dans sa collection. Sans déconner, on peut ne pas aimer les nuances de la prod, le flow de Sean-T ou la voix suave de Theresa Shorter sur ce titre ?

107156071815. Y-D « Bring It On » (1996) : la même atmosphère « début de soirée ensoleillée » que le titre de Sean-T et un vrai témoignage de l’identité musicale de « Give It Up To The G’s« , le seul album de Y-D connu à ce jour. C’est bien dommage parce que le rappeur d’Oakland avait signé là une superbe entrée dans le G-Rap, sans baisse de régime. Merci T-Roy pour les prods de qualité.

4577616. Aceyalone « Deep And Wide » (feat. Abstract Rude) (1995) : le premier album d’Aceyalone, tête pensante de Freestyle Fellowship et figure de proue du Project Blowed, est un classique. Là, c’est dit. « All Balls Don’t Bounce » est un disque à avoir (d’autant plus qu’il a été réédité avec plein de bonus il y a quelques années et qu’il se trouve pour une bouchée de pain). Quand ils ne décident pas de faire un album sous la bannière de The A-Team, Acey et Ab’ Rude font généralement des étincelles comme en témoigne ce feutré « Deep And Wide » et son charley survitaminé. C’était bien les années 90 quand même…

Nonce__1a17. The Nonce « Mix Tapes » (1995) : des petits copains de ceux du dessus, Sach et le regretté Yusef Afloat (dont on apprend un peu plus les circonstances de la mort dans l’excellent documentaire « This Is The Life« ) n’ont sorti qu’un véritable album ensemble mais encore un indispensable. Le duo originaire de Los Angeles et habitué des sessions live du Goodlife Café n’aura malheureusement pas l’occasion de concrétiser ses débuts plus que prometteurs et Sach devra continuer seul, dans l’indifférence générale à l’exception d’une fan base solide (Mr. Finesse I see you). Presque 15 ans après, ce « World Ultimate » n’a pas pris une ride et « Mix Tapes » est toujours le tube qu’il était à l’époque.

084501604562718. Siah & Yeshuah Da PoED « The Visualz » (1996) : moi qui trouve très souvent le rap jazzy mou du cul et dénué de feeling (il ne suffit pas de boucler un piano et une basse pour donner à un morceau un âme), j’avais beaucoup aimé les quelques titres du EP du duo new yorkais mais j’ai longtemps désespéré de mettre la main sur le disque : un EP vinyle sorti en peu d’exemplaire sur le Fondle ‘Em (le label de Bobbito Garcia), ça paraissait mission impossible pour qui n’a pas envie de mettre un rein dans un disque. Il faudra donc attendre 2007 et la réédition de Traffic (un packaging luxueux et plein de bonus pour l’occasion) pour enfin profiter comme il faut de l’ultime témoignage de la courte carrière du duo. Bon, il y a bien un petit coté backpacker-qui-keep-it-rea- in-Big-Apple mais ça fonctionne quand même sur moi !

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