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Mes trésors enfouis…

18 février 2010 15 commentaires

Il y a quelques temps, je me suis penché sur mon adolescence et le rap français que j’écoutais à l’époque. Si aujourd’hui j’ai un peu de mal à me replonger dans l’état d’esprit qui m’avait fait commencer Enfile Ton Starter et qu’il reste au point mort, je me replonge parfois mes archives.  Et je me rends compte qu’il y a des morceaux assez méconnus des auditeurs de rap français qui me font encore bien plaisir alors je fais tourner ! Du relativement peu connu et du gouffre, de 1996 à 2008…

1. Busta Flex – Aïe Aïe Aïe (3:27)
[Busta Flex – Kick Avec Mes Nike (Maxi), 1996]

Le premier maxi de Flex Baba, à l’époque chez La Sauce Prod. (jusqu’à ce que ça barde un 20 mars 1997) était attendu comme le loup blanc par tous ceux qui avaient kiffé Original Blue Fonk (le groupe qu’il formait avec son frère Jimmy Hilife) et ses couplets sur l’album de Lone. Si « Kick Avec Mes Nike » a traversé les années grâce à sa présence sur le premier solo de Busta, le reste du 4 titres est resté plus confidentiel, à l’instar de ce « Aïe Aïe Aïe » bon enfant pour lequel j’ai toujours eu une petite tendresse, surement à cause du clin d’oeil aux Fugees et aux blousons Helly Hansen.

2. Papifrédo – Lève Le Bras En L’air (feat. J’L’Tismé) (2:59)
[Papifrédo – Gaze Mon Petit, 1996]

Sacré gaillard que le Frédo quand même. Son caractère sans concession (Jean-Louis Foulquier en a gentiment fait les frais) aura surement nuit à sa carrière mais c’est aussi pour ça qu’on l’aime. En voilà un qui aurait mérité d’avoir un titre dans le top 100 de l’abcdr, « Des Sapes Plus Reuch » étant un véritable classique underground. « Lève Le Bras En L’air » sert à introduire « Gaze Mon Petit« , imposant immédiatement la personnalité hors norme de Papifrédo : un vrai énervé qui ne mâche pas ses mots armé d’un flow dont pas mal devraient prendre de la graine encore aujourd’hui…

3. Sens Unik – Barbarian (feat. Osez) (4:11)
[Sens Unik – Tribulations, 1996]

Je n’ai jamais été fan du rap des old timers lausannois de Sens Unik. C’était souvent affreusement daté et les voix étaient poussives mais parmi leur entourage proche il y avait Osez. Avec sa voix haut perchée, ses accélérations et sa musicalité, il éclipsait systématiquement ses compatriotes et arrivait à tenir la dragée haute à une équipe de All Stars patentée. Des rumeurs d’album solo ont circulé mais rien qui me soit finalement arrivé jusqu’aux oreilles. En tout cas, je soupçonne DJ Enuff d’avoir choisi « Barbarian » pour sa compile « My Definition Of Hip Hop Vol.1 » juste pour lui.

4. Vecteur – Qui Suis-Je ? (3:48)
[VA – Département E Posse, 1996]

Avant Mafia Trece, il y eut le Département E Posse. Créé à l’initiative de Don Jo (qui rappe sous le pseudo de Révolution sur la compile), l’album réunissait déjà des rappeurs du XIIIème arrondissement parisien dont la plupart n’auront brillé que le temps du disque. Si pour la plupart, je n’ai pas nourri de regrets éternels, j’ai toujours espéré que Vecteur (aka le Galsen) fasse quelque chose, malheureusement en vain. J’ai depuis appris qu’il avait passé un moment à l’ombre mais que son retour était imminent auprès du Southcide 13 (auteur d’un excellent album produit par Aelpéacha en 2008). A suivre donc…

5. Dezé – Jeu D’enfant (5:12)
[VA – Opération : Coup De Poing, 1997]

Sur la mixtape « Opération : Coup 2 Poing » (classique parmi les classiques), la plupart des gens ont surtout retenu à juste titre les apparitions de la Mafia K’1 Fry, de Time Bomb (bordel, ce « Esprit Mafieux« ) ou la première version de « Sans Rémission » de la Fonky Family. Bizarrement, même si j’ai aussi adoré les grosses machines, ce sont des titres un peu OVNI qui m’ont fait le plus user la touche retour rapide de mon walkman. Presque 15 ans après, le flow de Dezé sur « Jeu d’enfant » continue à me traumatiser. « Blaireau, si tu tournes le dos au vent, tu l’as dans le cul« .

6. Les Refrés – L’Or Noir (4:32)
[Les Refrés – Encore Plus Que Vrais, 1997]

Quand Cathasis et Dreyf avaient le projet de se lancer dans un projet autour de samples d’Aznavour, j’ai immédiatement pensé à « L’Or Noir » de Metek et son sample de « Qui ?« . Samplé et resamplé (notamment par Les Débutants), ce classique du petit Arménien est devenu indissociable du swing étrange de Metek et du refrain qui a squatté mon cerveau malade pendant des heures et des heures.

7. Busta Flex – Majeur (Live @ Lorient) (3:43)
[1999]

Présent sur le premier album de Busta Flex produit par Kool Shen, « Majeur » durait à peine plus de 2 minutes, comme si Flex n’avait pas su aller au bout de son ambition. En 1999, alors qu’il ouvre la tournée de NTM (backé par Sully Séfil), Planète Rap diffuse en direct 4 titres de son show face à un public breton visiblement venu pour voir le duo dyonisien. Outre les classiques « La Ruée Vers Le Roro » (« A comme habile » yeah !), « J’fais Mon Job A Plein Temps » et « Pourquoi« , Busta se lance dans « Majeur« … version longue. Alors oui, c’est naïf mais ça me fait plaisir qu’il ait réussi à le terminer ce titre.

8. Fréko – Homme de Néandertal (1:07)
[VA – Pray’One & Saphyr présentent MCs En Faktion, 1999]

A l’époque, ATK perdait du poids comme un touriste chez Center Farc : Tacteel avait déjà pris ses distances, Fréko tentait l’aventure en solo bientôt suivi par Antilop… Grand habitué des mixtapes, le mangeur de pierres a toujours eu tendance à recycler ses couplets d’une cassette à l’autre. Cette fois c’est un couplet d’un morceau mort-né de Légadulabo qui est remis au goût du jour, annonçant l’évolution du MC du 91 vers un univers autrement plus dur que la naïveté touchante entendue sur « Heptagone« . « Dans le parc, ça sent la blanche, c’est le QG des toxicos / les enfants crachent du sang jusqu’au pied du tobogan« , charmant.

9. Pyroman & Neda – L’étau (Remix) (feat. Rockin’ Squat) (3:53)
[Pyroman & Neda – L’étau (Maxi), 1999]

J’ai eu ma grosse période casse-couille « nan-mais-man-le-rap-c’est-une-musique-engagée » (mais tu vas fermer ta gueule oui ?) où je traquais la moindre sortie Assassin Productions. Même si aujourd’hui j’ai du mal à réécouter un album de Rockin’ Squat, son label m’aura au moins permis de connaitre La Caution… et Pyroman. Bon ok, en réécoutant ce remix de « Prisonnier De L’étau« , je me rends compte que le morceau est beaucoup moins bon que dans mon souvenir. Mais je garde une petite tendresse pour cette prod à l’ancienne et pour l’envie de bouffer le mic de Pyro.

10. TTC & Légadulabo – Onpeupadir… (Original) (3:38)
[VA – Section Est, 1999]

On dit souvent que les entourages font ou défont les carrières. Pour ce qui est de « Section Est« , les divergences entre Rost (instigateur du projet) et Lynx (manager du Barillet et de Légadulabo) causeront l’absence de Loko, Méka et Fréko sur le disque. Sur « Onpeupadir…« , Fréko sera finalement remplacé par Hi-Tekk de la Caution, forcément un peu parachuté au milieu du délire de Tido, Cyan, Cuizi, Yemcha (un des nombreux talents gâchés du rap français) et Tekilatex. Un peu anachronique sur le disque, la prod de Mr. Flash donne la possibilité aux rookies de TTC de se faire la main et d’imposer leur style si particulier. Et Teki qui fait du rap conscient, ça vaut son pesant de cacahuètes.

11. 2K Bateau D’Pirates – Pas D’I Love You (3:33)
[VA – Cypha Prayer Crew présente Psycko Headz, 2000]

Mes années de chroniqueur sur mix-tape.com, la cave d’Ekivok, les discussions avec Jegeor et des dizaines d’heures de freestyles horribles sur cassette au son dégueulasse. Chroniqueur de mixtapes au début des années 2000, c’est un peu comme avoir envie de se faire attacher sur une croix dans un donjon, un truc de masochiste. Mais de temps en temps, on ne sait pas trop pourquoi, on assiste à de petits moments de grâce qui font oublier un peu le vomis auditif qu’on a ingurgité pendant des mois. Sortis de nulle part, le duo 2K proche de Pray’One m’avait littéralement scotché avec « Pas d’I Love You« , sa noirceur, son réalisme et sa simplicité. Longtemps, je me suis dit que j’aurais aimé avoir écrit le dernier couplet, avec les années je le trouve peut être un peu moins fort mais toujours aussi réaliste. Le groupe quant à lui a fait quelques autres apparitions sur cassette et devait sortir un album (j’attends toujours qu’il me l’envoie) mais sans jamais atteindre la qualité de ce titre.

12. Fredy Khttp://www.LHF (4:08)
[VA – Béton Armé, 2000]

J’ai rencontré Fredy K une seule fois, un jour de fête de la musique (celle évoquée par Cyan sur l’album de l’Atelier). Petit bonhomme, grand cœur. A l’époque, l’aventure ATK était en stand by et il avait formé LHF avec Naya H et L’D.Kick. Annonciateur de la formation, ce freestyle produit par son frangin, (Kesdo des Refrés) sur la mixtape « Béton Armé« . Ayant usé le morceau jusqu’à la corde, j’étais tout content de le féliciter… sauf que Fredy n’en était pas content du tout. J’ai beau savoir ça, j’arrive pas à le trouver mauvais… « Groooooooooooooos comme Babaaaaaaaaar !« . Repose en paix Fredy.

13. Donkishot – Freestyle Fantôme (feat. Octobre Rouge) (3:20)
[Donkishot – Restauration Rapide (Version CD), 2001 – jamais sorti]

Découvert en freestyle à Grekfrite (l’émission animée par Tekilatex sur Internet au début des années 2000) alors qu’il accompagnait Octobre Rouge, Donkishot m’avait plutôt impressionné. Une voix profonde, des images marquantes, un flow inédit, qualités bientôt confirmées par son premier maxi. Une version CD devait sortir, augmentée de ce duo avec OR mais les finances de Colekt’Or étant trop justes à l’époque, le projet avait été abandonné. Quelques années plus tard, Donki avait fini par partager ce freestyle fantôme sur son site, finissant de renier cette époque et les gens qui lui avaient permis d’avancer. Chacun sa route, chacun son chemin…

14. Dyslexie – Retenus Au Sol (4:36)
[Dyslexie – Retenus Au Sol, 2001]

Quatuor parisien proche de Néochrome et de Tido de TTC, Syclone, Twoma, Crapulomic et C.Kel sont arrivés au mauvais moment. L’indé galérait pour trouver des distribs, les autoprods étaient refusées par les FNAC et quand en plus on est une bande de joyeux branleurs, ça ne facilite pas la vie. C’est bien dommage parce que ces 4 là n’étaient pas manchots et leur maxi carrément solide. J’ai longtemps attendu un projet de Syclone (il commence son couplet à 1’24 pour situer) mais entre ses problèmes de label et ses séjours en hôpital psychiatrique, la route fut longue. Il me reste plus qu’à écouter ce que ça donne presque 10 ans après.

15. Énergumènes – Pass Pass (Maquette) (4:00)
[Energumènes – De Bouche A Oreille, 2001]

La famille t’as vu. Après quelques mixtapes (dont « Hétéroclick » dont ils ont été les instigateurs) et que Defro soit parti vers d’autres horizons, Kaïl et Men6P tentent l’aventure du maxi dans une période où le format (qui plus est en CD) est maudit. Après un maxi à 3 mort-né suite à des divergences avec le proprio du studio, on repart à zéro, vaguement aidé par votre serviteur au management. Même si le disque a fait un four, la motivation manquant, on se sera quand même bien marré, entre nuits blanches dans Paris, sessions studio et vannages des heures durant. Bêtes de souvenirs les gars, je persiste à penser qu’il y avait de bons morceaux sur ce maxi même si la maquette de « Pass Pass » pète 10 fois plus que la version disque (Kaïl, talent gâché).
Aujourd’hui Men6P pouponne, Kaïl aussi mais continue dans la musique avec M.Rod (ex-Defro) :

16. Grain d’Caf – Freestyle (1:59)
[VA – DJ Poska #46, 2001]

On va pas épiloguer 107 ans : Grain d’Caf x Adam F x M.O.P = boucherie.

17. Sil Doper – Freestyle (3:46) – 2001
Le gouffre total. Le témoignage d’une soirée arrosée et enfumée entre deux taggers parisiens, freestyle produit par Sil et qui restera a priori comme la seule trace du duo qui était voué à ne pas durer. L’immortalisation d’une fulgurance, les élucubrations abstraites de deux presque inconnus (l’un d’entre eux a en fait fait carrière dans la photo). Doper ouvre le bal, funambule alcoolisé à la limite de la chute avant que Sil n’enfonce le clou sur la 2ème partie du titre. C’est peu de dire que son couplet m’a traumatisé, je l’ai écouté des dizaines de fois, hypnotisé par le swing bancal et mystique de cet inconnu qui n’aura vraisemblablement jamais l’occasion de me décevoir.

18. Odji Ramirez – Nique La Bac (4:07)
[VA – Police 2, 2002]

Après avoir commencé dans le rap au sein d’ATK (« Zak » a en effet d’ailleurs failli être le 3ème de Légadulabo), Odji Ramirez a retenté une percée sous l’étendard gangsta rap au début des années 2000. Membre du Réservoir Dogues (et donc de CSRD), il sortira un maxi « Odjiland 2 » dont est issu « Hors La Loi » ici remixé sous le nom de « Nique La Bac« . Sirènes agressives et survitaminées, flow nerveux et affuté, défouloir total et bas du front, le morceau reste une des plus belles réussites de la scène Bandana Music et compagnie.

19. La Fouine – Freestyle Max de 109 @ Skyrock (2:22)

On a souvent tendance à l’oublier mais La Fouine c’est pas seulement des morceaux au vocoder et des gimmicks pas toujours inspirés (oui je suis déçu par le dernier album), c’est surtout un mec qui aime le rap, qui aime kicker et qui le fait bien quand il se sort les doigts du cul. Quand on écoute sa prestation lors des qualifications pour la compilation Max de 109, il n’y a même pas besoin d’écouter les autres pour savoir que le mec est au-dessus du lot (et ce ne sont pas les carrières des autres lauréats qui me feront mentir) : un sens du refrain, une présence, une personnalité, une aisance assez hors du commun et surtout, un plaisir ultra communicatif au micro. C’est ça, la la la la Fouine.

20. Syntax & DJ Godzy – Tangi Undercover (3:34)
[Syntax & DJ Godzy – Gens Du Voyage, 2005]

Découvert grâce à « L’alternative » sur M6 il y a quelques années, le duo gitan avait retenu mon attention : de la musique traditionnelle tzigane, la grosse voix énervée de Syntax, une douce mélancolie pour parler des siens, les gens du voyage. Surprenant, surtout qu’à l’époque, Seth Gueko n’avait pas encore imposé son délire gitan au rap français. Ici, on ne joue pas, ça sent la caravane, les feux de camp et les années d’ostracisation. Sortez vos dicos français/manouche, on part en virée avec le tanj’ à la tête d’ange… L’album est d’ailleurs vraiment réussi, si quelqu’un sait où se le procurer, qu’il n’hésite pas à me filer l’info !

21. KazaK – Jus’ka (4:01)
[VA – @stronet Radio, 2006]

Les Français qui se sont essayés au crunk depuis quelques années sont légion mais peu sont ceux qui ont su saisir l’essence même de la musique originaire d’Atlanta. Originaires de Sartrouville (S-Town pour les intimes), Tempus Boy et Vyb’s Ô Mic se sont faits plaisir en posant sur l’énormissime « Knuck If You Buck » de Crime Mob : crétin, simple, efficace et bien rappé. Que demande le peuple ?

22. Desty Corleone – Gangsta Shit (3:45)

Cocaïno-rap musique comme dirait le roi. De l’ignorant rap dans toute sa splendeur, ambiance sudiste qui fronce les sourcils avant de replonger le nez dans la farine. Parental Advisory mon cul sur la commode machin truc, juste un défouloir gratuit et vulgaire. Et quand c’est bien rappé, ça passe tout de suite mieux.

23. Oxmo Puccino – Hé Ouais (Chet Remix)

Single qui scellait la réconciliation entre Ox’ et DJ Cream, « Hé Ouais » dans sa version originale n’a jamais réussi à me convaincre totalement, la faute à une prod peu inspirée. Au hasard de mes pérégrinations sur MySpace, je suis tombé sur ce remix de Chet qui a la bonne idée d’aller taper dans la musique orientale. Les arpèges de cordes donnent au morceau une mystérieuse saveur mélancolique qui ne vautre pas pour autant dans l’auto-apitoiement ou la mièvrerie. Du coup, un de mes morceaux préférés d’Oxmo malgré ses nombreuses imperfections.

24. Mafia Canine, Lil Thug & Seno – Nouvelle École
[Mafia Canine – Dead Or Alive, 2008]

Pour finir, les plus jeunes et les seuls provinciaux de cette sélection (et c’est là que je me rends compte que j’aurais du mettre « Le Règne Du Rap » de Philémon), la Mafia Canine (Dogg Soso, Doggy G, Marco et NX) originaire de la région de Rouen accompagnée par Lil’ Thug (et son paternel au refrain, big up Seno mon pote). Si aucun ne démérite sur ce petit bijou de prod (Dogg Master), surtout quand on se rappelle que Lil Thug et Marco ne devaient pas avoir avoir passé les 15 ans au moment de l’enregistrement mais si je ne devais en garder qu’un, c’est à NX que reviendrait le rôle d’Highlander. Sans pour autant négliger le fond (une marque de fabrique chez l’animal), il conclut le morceau sur une accélération dévastatrice en jouant avec le timbre de sa voix, du beau boulot !

Forcément, je termine ce laïus vraiment trop long en me disant que j’en ai oublié plein et qu’il y a des titres que je serai surement le seul à kiffer… Tant pis, tant mieux, on verra si je fais une suite.

Télécharger la compile

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