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Posts Tagged ‘los angeles’

Play It Cool Vol.3

De quoi se détendre maintenant que le soleil a fait une percée… Et pour ceux qui les auraient ratés, les deux premiers volumes sont de nouveau disponibles : http://t.co/g1KB9YQR et http://t.co/RQP2Qzs7

1. DJ QuikSomethin’ 4 Tha Mood (5:55)
2. Ganksta C3 Wheel Motion (4:54)
3. C-FunkLime In Ya Coconut (4:14)
4. Odd SquadPutcha Lips (4:35)
5. Snoop Doggy DoggGz Up, Hoes Down (2:21)
6. Big K.R.I.T.Moon & Stars (feat. Devin the Dude) (3:50)
7. Geto BoysThe World Is A Ghetto (feat. Flaj) (4:24)
8. DJ DMD & The Inner Soul Clique25 Lighters (feat. Lil Keke & Fat Pat) (4:46)
9. Ruph HeadzHow We Get Down (5:05)
10. Raw SeedKeep It Comin (Club Mix) (5:02)
11. K-DeeThe Hand That Rocks The Cradle (Street) (3:58)
12. Big SykeSatelite Niggaz (feat. Above The Law) (3:54)
13. AelpéachaString-Volant (3:45)
14. Figures Of SpeechOn The Road (feat. The Nonce) (0:50)
15. Myka 9I Must Cross (feat. Viveca Hawkins) (4:43)
16. Dr. OopGreen Butter (feat. Rogue Venom) (3:51)
17. Freestyle FellowshipPark Bench People (5:12)
18. Awol One & Daddy KevWild Is The Wind Remix (3:41)

 Download

Swim Team « Ready To Dive »

Je vous avais rapidement parlé de la Swim Team, nouvelle garde d’un underground californien en pleine renaissance mais il faut bien reconnaitre que « Super Barrio Bros. » reste un OVNI dans la discographie de cette clique à l’univers musical polymorphe. Réuni à l’initiative de Joselph, le crew a fait des battles sa spécialité (real Project Blowed material), s’illustrant depuis plusieurs années dans les différentes compétitions organisées à travers le pays (notamment GrindTimeNow). L’improvisation comme art de vivre, la Swim Team n’en a pas pour autant moins de velléités artistiques personnelles, laissant à chacun le choix de choisir ses armes, en solo ou en groupe.

Aujourd’hui axée autour de 8 MCs (Joselph s’étant un peu éloigné du crew) et 2 producteurs, la Swim Team présente aujourd’hui cette formation : Dumbfoundead, Open-Mike Eagle, Psykozis (qui forment à eux 3 le groupe Thirsty Fish), Alpha MC, VerBS (Red Foxx), Rogue-Venom (la demoiselle de l’équipe), Sahtyre et Lyraflip pour le micro, Kuest 1 et DJ Zo (avec Maestro régulièrement en renfort) pour les prods.

Petit aperçu de la Swim Team :


Comme je suis un mec super sympa, je vous ai concocté une petite compile de ce qui, à mes oreilles, sont les meilleurs titres du crew, éparpillés sur les nombreux projets (la plupart gratuits et disponibles sur leurs Myspace respectifs). Je ne saurai d’ailleurs trop vous conseiller de mettre quelques euros dans les albums de Sahtyre « High Saht« , deThirsty Fish « Testing The Waters«  et de télécharger « Loving Life » d’Alpha MC ainsi que les EPs de VerBS !

Swim Team « Ready To Dive »

Swim Team « Ready To Dive » (2010) : http://www.fileswap.com/dl/IBXjlYxIRy/

1. Swim Team – Gold Medal (4:04)
2. Sahtyre – J.O.B. (3:28)
3. VerBS – Journey To Fame (2:24)
4. Thirsty Fish – Get Wet (3:46)
5. Dumbfoundead – Jam Session 2.0 (feat. Esna & Herbal T) (5:28)
6. Alpha MC – Loving Life (3:05)
7. Dumbfoundead – Rapper-O’s (3:17)
8. Swim Team – West Indies (2:34)
9. Alpha MC – Smilin Faces (3:07)
10. Sahtyre & DJ Zo – Hard Freestyle (2:19)
11. Dumbfoundead – Cockblockers (3:42)
12. Open Mike Eagle – Combustible Party Truck (feat. Rift Napalm, Rogue Venom & NoCanDo) (4:13)
13. Sahtyre – Move (feat. Swim Team) (5:45)
14. Sahtyre – Liquified Dopeness (2:39)
15. Thirsty Fish – Fall Apart (feat. Aceyalone) (4:20)
16. VerBS – Check 1,2 (3:42)
17. Sahtyre & DJ Zo – Chinatown Wars Freestyle (1:57)
18. Thirsty Fish – Fat Kid (3:01)
19. Sahtyre & DJ Zo – Prom Queen (3:27)
20. Alpha MC – Digitize Me (3:13)
21. Dumbfoundead & 8-Bit Bandit – Three Pipes Down (feat. Psychosiz) (2:05)
22. Intuition & VerBS – Touch The Moon (2:57)

Don’t mess with the Swim Team!!!

Dumbfoundead & 8-Bit Bandit – Super Barrio Bros. (2007)

16 février 2010 2 commentaires

Dumbfoundead & 8-Bit Bandit « Super Barrio Bros. » (2007)
CD-R

1. Intro (3:08)
2. Mash and Smash (2:34)
3. Bosses (feat. Alpha MC & Open-Mike Eagle) (4:01)
4. Bad Villain (3:27)
5. Three Pipes Down (feat. Psykosiz) (2:20)
6. Song of Time Instrumental (4:05)
7. Strategy Guide (feat. Sahtyre, Psydewaze & NoCanDo) (3:49)
8. System (feat. DJ Dstrukt) (1:43)
9. Snoochie Instrumental (1:52)
10. Game Over (3:20)
11. Outro Instrumental (3:44)
12. Next Level (feat. Lyraflip, N/A & EMS) (4:08)
13. Shit Talkers (feat. Thirsty Fish) (4:34)
14. Glitch Ghost (feat. Abstract Rude) (3:50)

De par le style des rappeurs qu’il a drainé depuis sa création, le Project Blowed a toujours plus ou moins eu une image de rap pour backpackers, pour petits blancs ou pour grown ups qui trouvaient dans les disques d’Abstract Rude, Freestyle Fellowship et consorts le fond qui leur manquait dans le gangsta rap. Et pour les artistes en herbe, l’îlot de paix de Leimert Park (réputé pour ses clubs de jazz) était l’endroit rêvé pour confronter leurs expérimentations à un public sans pitié. Tu es un nerd dans ton bahut et les jocks te mènent la vie dure ? Tu peux devenir un héros au Blowed si tu sais rapper et encore plus si tu sais clasher.
C’est d’ailleurs comme ça que Jonathan « Dumbfoundead » Park a commencé sa carrière. Déscolarisé après le 10th grade (l’équivalant de notre seconde), Dumb s’est lancé à corps perdu dans le rap, multipliant les battles, imposant sa nonchalance et son air goguenard straight outta Korean Town. Un branleur jovial a l’humour potache, entre frat boy alcoolo et geek obsédé qui trouve en la personne de 8-Bit Bandit (obscur producteur californien adepte des sons façon NES de notre enfance) un partenaire de jeu à la hauteur de sa désinvolture.

L’exercice de produire à partir de jeux vidéo a déjà été tenté par d’autres et une fois passée l’effet nostalgique « rooooh bordel, c’est un sample de Mario », on range le disque dans un coin et on ne le ressort que pour faire marrer les copains qui ne sont pas branchés rap. Difficile donc de dépasser l’aspect OVNI pour imposer de réelles qualités artistiques.

Au 8-Bit Bandit donc de devenir le Luigi d’un Dumbfoundead sautillant comme un plombier italien sous champi. Le tiers de Thirsty Fish est impeccable du premier tuyau à la dernière warp zone, distillant son humour, son arrogance enjouée et ses qualités techniques sur les 10 titres rappés de l’album. Agé de seulement 21 ans au moment de la sortie de ce « Super Barrio Bros.« , DFD a déjà intégré la technique de ses ainés du Project Blowed : on retrouve une folie cartoonesque qui n’est pas sans rappeler les débuts de Busdriver (époque « Memoirs Of The Elephant Man« ) comme sur le très bon « Mash And Smash » ou l’école CVE/Hip Hop Kclan sur le nerveux « Bosses« .
Là où le bas blesse, c’est au niveau des prods. Les morceaux instrumentaux sont rarement passionnants (si on fait exception de l’intro, oppressante et efficace), 8-Bit Bandit se contentant d’habiller légèrement des samples tirés de la machine grise et anguleuse de Nintendo. L’exercice, parfois très réussi (comme le hit de l’album « Three Pipes Down » avec Psykosiz, character designer dans le jeu-vidéo dans le civil) peut s’avérer assez pénible quand les nappes se superposent dans une cacophonie cheap (« Strategy Guide » pourtant très bien rappé) ou que la répétition se fait sentir (« Next Level » et « Glitch Ghost » ; « Bosses » et « Bad Villain« ).

Alors effectivement, le projet n’évite pas l’écueil le plus évident, son atout charme étant également son principal défaut : les prods de 8-Bit Bandit auront vite tendance à taper sur le système. En revanche, il serait vraiment dommage de passer à coté de la prestation de Dumbfoudead qui, la même année, faisait des étincelles au sein de Grindtime, la ligue de battle américaine.
Malgré son jeune âge, l’homme aux tentacules impressionne. Décontracté, décomplexé (comme en témoigne le cyber-stupid-punk « System« ), Dumbfoundead sort l’artillerie lourde, un power flower qui crache des boules de feu, techniquement irréprochable et déjà ultra-complet. Un premier effort solo prometteur et annonciateur d’une suite des plus enthousiasmantes. Where’s the LA underground? It’s 3 pipes down!

Télécharger « Super Barrio Bros. »


Liens utiles :

– Dumbfoundead sur le net : site officiel, MySpace, Twitter, FaceBook, YouTube
– 8-Bit Bandit : site officiel, MySpace, FaceBook

Play It Cool vol.1

Une petite compile tranquille pour les fins d’aprem ensoleillées, les braises du BBQ qui rougissent, le rosé bien frais et les copaings… Petite balade à travers le sud et l’ouest des Etats Unis, décontracté du gland (encore queue…), à la fraiche. Elle date un peu et je recycle mais je m’en lasse toujours pas. Merci à Jee2Tuluz pour m’avoir aiguillé sur quelques titres !

Play It Cool Vol.1

abstractrud_showtyme~_101b1. Abstract Rude & Tribe Unique « Coolin » (3’25)

L’old timer du Goodlife Café et du Project Blowed a vraiment une voix géniale mais, comme la plupart de ses petits copains, n’a jamais été foutu de faire un vraiment bon album. Ce n’est pas « Showtyme« , sorti en 2003, qui fera changer les auditeurs d’avis mais, comme sur le précédent dont on parlera plus loin, il recelle quelques pépites comme ce « Coolin » tout en décontraction.

LethalInjectionCoverArt2. Ice Cube « You Know How We Do It » (3’52)

La carrière d’Oshea « Ice Cube » Jackson (qui fête ses 40 balais le mois prochain) est parsemée de classiques, qu’ils soient produits par Dr. Dre ou le Bomb Squad. Ici c’est le fiston de Quincy Jones, QDIII (à l’origine du générique du Prince de Bel Air), qui s’y colle. Petite guitare funk, voix féminines qui se perdent derrière la sirène lancinante et Cube qui livre une de ses meilleures prestations. Classique.

alleyezonme3. 2Pac « Ratha Be Ya N.I.G.G.A. » (feat. Richie Rich) (4’13)

J’ai toujours été fan de « I’d Rather Be With You » de Bootsy Collins et les reprises du tube du bassiste fêlé sont légion (ça fera surement l’objet d’une prochaine compile, le temps de remettre la main dessus) mais je crois que c’est celle-ci qui a ma préférence. La puissance vocale de 2Pac (qui retrouve alors la Californie qui l’a vue grandir après que Suge Knight soit venu le récupérérer à sa sortie de prison) et la nonchalance du vétéran Richie Rich, alliées à la subtile prod de Doug Rasheed, ça donne un de mes titres préférés de Pac. Je prends pas de risque : classique.
Tiens d’ailleurs, j’aurais du mettre « Oakland Rap » pour ce titre dans le ID3 Tag, la fatigue surement…

32569890845c90093dfe502504779524. Mr. X « PlayaHata » (3’42)

Album injustement méconnu dans nos contrées et pourtant indispensable à tout amateur de G-Funk qui se respecte, le premier et à ma connaissance seul album de Xavier Thomas est un petit bijou musical. Produit majoritairement par QDIII, « Mr. X » est un album très smooth où son hôte alterne passages rappés et chantés avec autant de talent dans un domaine que dans l’autre. Un must have.

c50982697a55. Born 2Wice « P.P.O.V. » (feat. Nancy Fletcher) (4’32)

On descend sur Houston mais on reste dans le même registre smooth mais gangsta. Encore un mec qui aurait gagné à être connu mais qui connaitra une vie assez compliquée (il y a quelques années, il était SDF). Une voix proche de celle de Scarface, un parrain de renom (Ice-T), des featurings de qualité (Nancy Fletcher qu’on a pu entendre aux cotés de Snoop ou du Dogg Pound, King Tee, Rhythm D ou encore Kool Keith et Tim Dog) et des prods au top niveau, il y a parfois des énigmes dans la musique : « Portrait Of A $erial Player » sorti en 1996 ne recevra pas le succès qu’il mérite.

R-500056-11241856316. 5th Ward Boyz « Bitch Pleeze » (3’55)

L’autre groupe de Houston dans la première moitié des 90’s, également signés chez Rap-A-Lot Records et auteurs eux aussi de très bons disques, à classer parmi les classiques du genre comme « Ghetto Dope » (sorti en 1993 et dont est tiré ce titre) ou « Gangsta Funk« . Le duo 007/E-Rock montre ici qu’il est aussi à l’aise dans les sons smooth que sur des prods énervées ou funky. Je suis assez fan du grain façon vinyle qui craque… Encore un classique.

d20230qtsis7. Devin The Dude « Bust One Fa Ya » (1’13)
8. Devin The Dude « Write & Wrong » (5’02)

Aaaah Devin… Je suis définitivement fan de ce mec (même si les 2 derniers disques qu’il a sorti étaient relativement moyens) et « The Dude » fait partie des disques qui m’ont vraiment profondément marqué. Quatre ans après ses débuts discographiques avec Odd Squad, Devin Copeland tente l’aventure solo avec une réussite totale, bien aidé à la prod par les ténors de Rap-A-Lot, Tone Capone et N.O. Joe (entre autres). Des histoires de weed et de filles, totalement décontracté, une voix reconnaissable entre mille et un gout pour la chansonnette qui trotte dans la tête. Un classique absolu. A noter que « Bust One Fa Ya » devrait dire quelque chose à ceux qui ont regardé le « Up In Smoke Tour » puisque c’est sur cette petite comptine que Devin fait son entrée avant « I Just Wanna Fuck You« .

album-ridin-dirty9. U.G.K. « One Day » (feat. Mr. 3-2)

Autre traumatisme rapologique que ce morceau issu de « Ridin’ Dirty » sorti en 1996. Sur un sample des Isley Brothers (« Ain’t I Been Good To You« , sa 2ème partie pour être précis, tiré de l’album « Live It Up » sorti en 1974), le duo de Port Arthur (base militaire proche de Houston, Texas) livre là un de ses meilleurs titres : mélancolique, très malin dans son utilisation de la voix de Ron Isley et avec 3-2 en featuring (Convicts, Blac Monks, Southside Playaz, Screwed Up Click), un de mes titres rap préférés de tous les temps.

CellyCelKillaKali10. Celly Cel « It’s Goin’ Down » (5’24)

Originaire de Vallejo (Bay Area) et protégé de E-40, Celly Cel n’a pas toujours été fourré dans le hyphy comme il peut l’être aujourd’hui, en témoigne ce petit classique trop méconnu produit par Tone Capone. Smooth, langoureux, il emprunte au « Computer Love » de Zapp ses bruissements sensuels qui tranchent avec la présence très gangsta de Marcellus McCarver.

bsheree611. Vontel « It’s All On You » (feat. Nikia Hill) (4’29)

L’arlésienne des forums spécialisés dans le G-Rap : est-ce que « Vision Of A Dream » de Vontel (rappeur de Phoenix, Arizona) est un classique G-Funk ou un disque surestimé qui doit beaucoup à sa rareté et sa découverte « tardive » ? Personnellement, c’est un de mes albums préférés et même si le maitre Roger Troutman est présent sur deux titres qui font le bonheur des fans, c’est ce morceau R&B mené par la voix de Nikia Hill pour lequel j’ai la plus grosse faiblesse. Chante Nikia, chante !

41W7CYB6PYL._SL500_AA240_12. Do Or Die « Po Pimp » (feat. Twista & Johnny P) (3’54)

C’est un peu mon intrus quand je réécoute la compile, je me rends compte que j’ai du mal avec les flows des Chicagoans (Twista excepté) que je trouve vraiment approximatifs et avec le mixage que je trouve pour le moins étrange… Mais j’aime beaucoup le refrain de Johnny P et la basse chaude concoctée par The Legendary Traxster.

atliens cover13. OutKast « Elevators (Me & You) » (4’25)

Quitte à jouer les vieux cons, quand je réécoute « ATLiens » et « Aquemini« , les deux chefs d’oeuvre du duo d’Atlanta, je ne peux pas m’empêcher d’être nostalgique. Même si « Hey Yeah » a permis à « Speakerboxxx/The Love Below » de devenir le disque de rap le plus vendu de tous les temps, je trouve ce double album à des années lumières de la magie qui se dégage des 4 premiers opus d’André 3000 et Big Boi. « Elevators« , 13 ans après sa sortie, n’a rien perdu de son hypnothisme. Classique (oui je me répète).

dfb9a7d0-9c24-47b3-9392-01a387e12103medium14. Abstract Rude & Tribe Unique « Full Time Job » (feat. K. Jendayi) (3’22)

« It is a full time job, no days off » chante K. Jendayi de sa voix soul et envoutante. Je suis tellement fan de son refrain qu’elle me fait systématiquement oublié que Aaron « Abstract Rude » Pointer ne signe pas là une de ses meilleures prestations microphoniques. Il y a plus de soul, de feeling et de personnalité dans les 4 phrases chantées par la dame que dans toute la carrière de Rihanna. Le charme, ça ne se calcule pas…

6a00c22523e1b58e1d00d41440d4c66a47-500pi15. Ice Cube « It Was A Good Day » (4’20)

Un autre grand classique du père Cube, cette fois produit par DJ Pooh sur un sample des Isley Brothers (« Footsteps In The Dark« ) : décontraction, story telling, fond et tant pis si O’Shea n’a jamais été le gangster qu’il a campé dans ses albums, c’est un très grand monsieur du rap. « It Was A Good Day » en est une preuve supplémentaire s’il en fallait vraiment.

ti0516. T.I. « Chillin’ With My Bitch » (feat. Jazze Pha) (3’56)

Je crois qu’avec « Urban Legend » (sorti en 2004) T.I. était à l’apogée de sa carrière. Il n’avait pas besoin d’aller faire le cake sur des rollers dans un navet ou de reprendre une sombre daube euro dance pour faire parler de lui. Sa technique et son swag parlaient pour lui. Et pour ce « Chillin’ With My Bitch« , le fils de James Alexander (bassiste des Bar-Kays qui n’était pas dans l’avion qui s’est crashé le 10 décembre 1967, causant la mort de 4 des membres du groupe et d’Otis Redding) ne s’est pas foutu de sa gueule : c’est un Jazze Phizzle en grande forme qui assure la prod et le refrain de cette petite bombe smooth.

4zocztf17. Pimp C « Everytime » (feat. Devin The Dude) (4’29)

Le 4 décembre 2007, le rap a perdu un de ses plus grands artistes : Chad Butler aka Pimp C est parti dans son sommeil, victime d’une overdose médicamenteuse (sippin’ on some sizzurp) et d’une apnée nocturne un peu trop longue (Heath Ledger style). De toute façon, je ne peux pas être vraiment objectif avec la moitié de UGK, je suis fan absolu de ses prods et de son flow. Et tant pis s’il raconte de la merde en boucle, ce mec avait le talent, la musicalité et en plus, sur ce titre, il pose avec une autre de mes idôles, Devin. Forcément, ça parle de cul sans beaucoup de subtilité mais au diable la dialectique pourvu que le son démonte.

TheRedLightDistrictLudacris18. Ludacris « Blueberry Yum Yum » (3’55)

La drogue c’est mal. N’empêche que je gouterais bien à cette Blueberry qui a l’air vraiment yum yum… Morceau pour foncedé, parti pris osé de la part de Luda avec cette espèce de non-flow et son faux rythme. Il s’enchaine super bien avec le précédent vous trouvez pas ?

Télécharger la compile

Omid – Goodlife Mix Chapter 1 (2009)

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Cliquer sur la pochette pour télécharger le mix

Béni soit Omid Walizadeh ! Sous le pseudonyme d’O.D., l’homme est de longue date un producteur de l’ombre, issu des sessions du jeudi soir au Goodlife Café à Los Angeles. Avant de passer aux manettes d’une compile underground devenue classique et de continuer son bonhomme de chemin chez Mush, Omid était, et je l’ignorais avant de voir le superbe documentaire sur le Goodlife réalisé par Ava « Eve of Figures Of Speech » DuVarney (« This Is The Life« ), un spectateur assidu de l’open mic dont il tachait de ne manquer aucun rendez-vous, son petit magnétophone à la main. Véritable archiviste (avec d’autres) de ces années d’or sur Crenshaw Boulevard, il a en sa possession des centaines d’heures de freestyles, battles, morceaux jamais enregistrés de MCs parmi les plus talentueux que la terre ait jamais porté.

Quand Omid bosse avec Freestyle Fellowship, ça peut donner ça :

Sa nostalgie ayant surement été réveillée par « This Is The Life« , Omid s’est replongé dans ses cassettes et a exhumé des apparitions de haut vol de ses héros de jeunesse, au top de leur forme : Freestyle Fellowship, C.V.E., Abstract Rude, Medusa, Volume 10, Ganjah K, Trend, Born Allah… Il se paie même le luxe (et surement l’assouvissement d’un vieux fantasme) de leur filer un petit coup de lifting en les faisant poser sur ses prods. Le tout est mixé et rend vraiment hommage aux différentes facettes de l’open mic : de la démonstration de flow de Nga Fsh et du Rhymin’ Riddler (sur un sample rock hyper efficace), la douceur et l’humour d’Abstract Rude sur un son que n’aurait pas renié Dan The Automator ou la conscience de Born Allah. 30 minutes de bonheur, gratos, avec un « Chapter One » qui laisse présager une voire des suites !

Un petit extrait pour donner envie, le fameux passage des Chillin Vilains sur un sample de « Reality Presented As An Alternative » de Human Beast : Et histoire de resituer l’exercice dans son contexte :

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