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Posts Tagged ‘devin the dude’

Play It Cool Vol.3

De quoi se détendre maintenant que le soleil a fait une percée… Et pour ceux qui les auraient ratés, les deux premiers volumes sont de nouveau disponibles : http://t.co/g1KB9YQR et http://t.co/RQP2Qzs7

1. DJ QuikSomethin’ 4 Tha Mood (5:55)
2. Ganksta C3 Wheel Motion (4:54)
3. C-FunkLime In Ya Coconut (4:14)
4. Odd SquadPutcha Lips (4:35)
5. Snoop Doggy DoggGz Up, Hoes Down (2:21)
6. Big K.R.I.T.Moon & Stars (feat. Devin the Dude) (3:50)
7. Geto BoysThe World Is A Ghetto (feat. Flaj) (4:24)
8. DJ DMD & The Inner Soul Clique25 Lighters (feat. Lil Keke & Fat Pat) (4:46)
9. Ruph HeadzHow We Get Down (5:05)
10. Raw SeedKeep It Comin (Club Mix) (5:02)
11. K-DeeThe Hand That Rocks The Cradle (Street) (3:58)
12. Big SykeSatelite Niggaz (feat. Above The Law) (3:54)
13. AelpéachaString-Volant (3:45)
14. Figures Of SpeechOn The Road (feat. The Nonce) (0:50)
15. Myka 9I Must Cross (feat. Viveca Hawkins) (4:43)
16. Dr. OopGreen Butter (feat. Rogue Venom) (3:51)
17. Freestyle FellowshipPark Bench People (5:12)
18. Awol One & Daddy KevWild Is The Wind Remix (3:41)

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Play It Cool Vol.2

La première a eu l’air de bien plaire, j’espère que la suivante aura le même succès. J’ai mélangé gros classiques et morceaux moins connus, toujours plutôt cool…

roca-dolla.2505709.511. Roca Dolla « What Is A Classic » (2008) : intro de son album sorti l’an dernier, le monsieur n’est pas un total inconnu pour tous ceux qui se sont penchés sur la scène G-Funk en Arizona puisque Roca Dolla a en fait déjà sorti 2 albums sous le nom de Mr. Iroc, « Finally On Tha Map » en 1996 et « The Release » en 2000.
« Roca Is A Classic » est un double album sans prétention, très éclectique et solide, une bonne surprise sortie d’un peu nulle part porté par la voix suave d’Iroc, aussi à l’aise dans les clins d’œil nostalgiques que dans un style plus moderne (et on lui pardonnera quelques pompages éhontés). En tout cas, joli name dropping où on n’aura pas grand chose à critiquer…

Operation_Stackola2. Luniz « I Got 5 On It » (1995) : ah ben quand on parle de classique… Le morceau qui a révélé Yukmouth et Numskull au reste du monde (après de bonnes apparitions sur « Explicit Game » de Dru Down l’année précédente), je me souviens encore de leurs performances à la télé qui se terminaient systématiquement par un montrage de fion goguenard de la part des rappeurs d’Oakland.
Cette prod est vraiment magique, presque 15 ans que je l’écoute en boucle sans me lasser… J’aurais pu mettre un de des deux énormes remix façon posse cut mais je reste un grand fan de la version originale dont j’avais récupéré la fiche lyrics d’un magazine pour gonzesses à l’époque.

scarface_diary3. Scarface « Goin Down » (1994) : même si c’est complètement kitch de reprendre le tube teuton de Nena « 99 Luftballons« , j’adore ce morceau, son refrain et la légèreté qui s’en dégage et tant pis si c’est loin d’être le meilleur titre du leader des Geto Boys. Et puis de toute façon, si vous ne deviez n’écouter qu’un album de Scarface (ce qui serait honteux) il faut écouter « The Diary » dont est tiré ce titre. Un des meilleurs albums rap de tous les temps. Classique.

317SYA1QKQL._SL500_AA240_4. Devin The Dude « Lacville ’79 » (2002) : pas de playlist relax sans la personnification du cool, Devin Copeland. Si je dois faire d’autres compiles sur le même thème, il y aura systématiquement un titre du D de Odd Squad. De la weed et des femmes, comme quoi finalement le bonheur ne tient pas à grand chose mais comme il est aussi difficile de trouver de la weed qu’une femme avec qui on se sent bien, la décontraction de Devin en devient fascinante. Et cette déclaration d’amour à son épave roulante a un petit coté adolescent des plus rafraichissant. Très vraisemblablement mon morceau de Devin, tiré de son 2ème effort solo « Just Tryin’ Ta Live« .

post-20149-12363468855. U.G.K. « Look Into Our Eyes » (????) : le rap de Houston ne serait pas le même sans DJ Screw, son addiction au sizzurp et son goût pour les remix ralentis des hits locaux. S’il n’est plus là aujourd’hui, son héritage demeure (demandez à DJ Michael Watts de Swishahouse et beaucoup d’autres) et je trouve que ce morceau des vieux briscards de Port Arthur est particulièrement adapté à l’exercice. Mais impossible de me souvenir de l’original, si quelqu’un se souvient (Kicket ?)…

Myka9-1969-Cover-16. Myka 9 & Factor « My Kanyne (Old Smokey) » (2008) : 20 ans de carrière pour le Freestyle Fellow le plus cool de tout l’univers. Il chante, il scat, il rappe comme un dieu et il s’est créé un petit monde bien à lui dans sa tête (qui l’empêche d’avoir la carrière qu’il mérite). Un vrai artiste quoi. Même si « 1969« , l’album dont est tiré le morceau concocté avec le Canadien Factor, s’est avéré un choya décevant, cet enfoiré a toujours autant la classe.

Kelis - Tasty7. Kelis « Stick Up » (2003) : ok « Trick Me » et « Milkshake » ou encore « Bossy » sont des tubes imparables que j’adore, mon morceau préféré de Mrs. Jones c’est celui-là sans conteste possible. De l’arrogance, du sex-appeal et le clavier feutré de Dam Grease. Le bonheur en 3’50. C’est peut être aussi lié au moment où j’ai redécouvert ce titre, un début de soirée de novembre 2005, les fenêtres ouvertes sur Sunset Boulevard… Il suffit de pas grand chose pour se sentir bien.

121398. Myka Nyne « Citrus District » (2006) : Michael Troy encore pour le morceau phare de ce qui est pour moi son meilleur album (avec « It’s All Love: American Nightmare« ), « Citrus Sessions Vol.1″.
On a d’ailleurs failli pas l’avoir pour de vrai ce disque. Myka est pour le moins impulsif et imprévisible : alors que son label Citrus Records mettait au point les derniers détails de la sortie (et après qu’un bootleg de quelques titres ait été leaké), Myka pète un cable et balance l’intégralité en free download sur son site. Il le retire au bout de quelques jours et on se dit que l’espoir de voir ces sessions enregistrées à Orange County sur disque est mort né. Et pourtant, en 2006, un digipack coloré débarque sur les sites de VPC spécialisés. Aujourd’hui on le trouve même sur Amazon et c’est un sacrément bon disque.

2hgzbdx9. Rappin’ 4-Tay « 25-2-Life » (1996) : pendant longtemps, Rappin’ 4-Tay était juste un mec qui avait fait un hit bien festif en surfant sur la mode G-Funk de Snoop et Dre. Cruelle erreur ! Le sieur 4-Tay est un sacré gaillard qui est à la tête d’une discographie loin d’être dégueulasse. Une petite préférence pour l’album dont est tiré ce titre, « Off Parole » sorti en 1996. L’ambiance résignée et pesante de la prison suinte à chaque mesure, les petites accélérations du refrain insistent sur la nécessité d’être rapide et discret pour survivre. Un modèle du genre à mon sens.

hardcore-thumb-300x28010. Lil’ Kim « Spend A Little Doe » (1996) : sacrée Queen Bitch. Toujours aussi classe ahum. J’aime beaucoup ce titre, un concentré de ses deux facettes, la gangstress et la salope mais avec cette fois un petit coté désabusé, assez annonciateur du reste de sa vie d’ailleurs. Et ces notes de piano de Ski… « Ask Tina, love ain’t got shit to do, with me and you / Or the 44 under the pillow with the dildo / I like to play while I’m workin / And that’s for certain, keep jerkin, I ain’t done with you« 

album-253911. Notorious B.I.G. « Juicy » (1994) : rien que pour « Super Nintendo, Sega Genesis / When I was dead broke, man I couldn’t picture this« . Cette phase dégage aujourd’hui une nostalgie dingue, elle me déclenche systématiquement un petit sourire en coin et je repense à cette période où on se faisait des classeurs avec les pages de test des hits de l’époque découpées dans nos magazines de jeux vidéo préférés. En tout cas merci Mtume pour l’original et Puffy pour avoir piqué l’idée à Pete Rock, ça c’est du classique.

96238729412. Scrooge « Another Day » (2007) : et oui, 2007. Comme quoi le G-Funk est loin d’être mort, même dans la petite ville de Tacoma dans l’état nuageux de Washington (non, il n’y a pas que Seattle et Grey’s Anatomy). Deux albums déjà pour Picsou, « ‘Bout My Paper » en 2001 et ce « Ride Wit Me » en 2007, tous deux disponibles sur CDBaby pour une misère. Alors certes, ça aurait mérité un studio professionnel, un mix et un mastering à la hauteur de la chaleur des prods et des voix mais on fera avec ce qu’on a. Et c’est déjà pas mal.

album200-283813. Montell Jordan « Comin’ Home » (1995) : y a pas mal de bons titres sur « This Is How We Do It » (souvenez-vous). La période et l’origine du chanteur aidant, c’est vraiment une bonne surprise G-Funkisante pour qui, comme moi, serait passé à coté pendant pas mal d’années. Un vrai street crooner à l’ancienne, too much dans le coté lover mais à qui on pardonne parce que, quand même, il a trop la classe. South Central does it like nobody does

FRONT14. Sean-T « If It Ain’t Gee » (feat. Theresa Shorter) (1996) : originaire de Palo Alto dans le comté de Santa Clara en Californie, Sean-T est un client sérieux. A la fois producteur et rappeur, il fait partie des nombreux grands talents méconnus du rap et dont il faut absolument avoir écouté au moins un album. Moi je recommande « Pimp Lyric$ & Dollar Sign$« , solide de bout en bout, éclectique et cohérent, rugueux mais avec une vraie chaleur dans les instrus. Le genre de skeud qu’on ne regrette jamais d’avoir dans sa collection. Sans déconner, on peut ne pas aimer les nuances de la prod, le flow de Sean-T ou la voix suave de Theresa Shorter sur ce titre ?

107156071815. Y-D « Bring It On » (1996) : la même atmosphère « début de soirée ensoleillée » que le titre de Sean-T et un vrai témoignage de l’identité musicale de « Give It Up To The G’s« , le seul album de Y-D connu à ce jour. C’est bien dommage parce que le rappeur d’Oakland avait signé là une superbe entrée dans le G-Rap, sans baisse de régime. Merci T-Roy pour les prods de qualité.

4577616. Aceyalone « Deep And Wide » (feat. Abstract Rude) (1995) : le premier album d’Aceyalone, tête pensante de Freestyle Fellowship et figure de proue du Project Blowed, est un classique. Là, c’est dit. « All Balls Don’t Bounce » est un disque à avoir (d’autant plus qu’il a été réédité avec plein de bonus il y a quelques années et qu’il se trouve pour une bouchée de pain). Quand ils ne décident pas de faire un album sous la bannière de The A-Team, Acey et Ab’ Rude font généralement des étincelles comme en témoigne ce feutré « Deep And Wide » et son charley survitaminé. C’était bien les années 90 quand même…

Nonce__1a17. The Nonce « Mix Tapes » (1995) : des petits copains de ceux du dessus, Sach et le regretté Yusef Afloat (dont on apprend un peu plus les circonstances de la mort dans l’excellent documentaire « This Is The Life« ) n’ont sorti qu’un véritable album ensemble mais encore un indispensable. Le duo originaire de Los Angeles et habitué des sessions live du Goodlife Café n’aura malheureusement pas l’occasion de concrétiser ses débuts plus que prometteurs et Sach devra continuer seul, dans l’indifférence générale à l’exception d’une fan base solide (Mr. Finesse I see you). Presque 15 ans après, ce « World Ultimate » n’a pas pris une ride et « Mix Tapes » est toujours le tube qu’il était à l’époque.

084501604562718. Siah & Yeshuah Da PoED « The Visualz » (1996) : moi qui trouve très souvent le rap jazzy mou du cul et dénué de feeling (il ne suffit pas de boucler un piano et une basse pour donner à un morceau un âme), j’avais beaucoup aimé les quelques titres du EP du duo new yorkais mais j’ai longtemps désespéré de mettre la main sur le disque : un EP vinyle sorti en peu d’exemplaire sur le Fondle ‘Em (le label de Bobbito Garcia), ça paraissait mission impossible pour qui n’a pas envie de mettre un rein dans un disque. Il faudra donc attendre 2007 et la réédition de Traffic (un packaging luxueux et plein de bonus pour l’occasion) pour enfin profiter comme il faut de l’ultime témoignage de la courte carrière du duo. Bon, il y a bien un petit coté backpacker-qui-keep-it-rea- in-Big-Apple mais ça fonctionne quand même sur moi !

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Play It Cool vol.1

Une petite compile tranquille pour les fins d’aprem ensoleillées, les braises du BBQ qui rougissent, le rosé bien frais et les copaings… Petite balade à travers le sud et l’ouest des Etats Unis, décontracté du gland (encore queue…), à la fraiche. Elle date un peu et je recycle mais je m’en lasse toujours pas. Merci à Jee2Tuluz pour m’avoir aiguillé sur quelques titres !

Play It Cool Vol.1

abstractrud_showtyme~_101b1. Abstract Rude & Tribe Unique « Coolin » (3’25)

L’old timer du Goodlife Café et du Project Blowed a vraiment une voix géniale mais, comme la plupart de ses petits copains, n’a jamais été foutu de faire un vraiment bon album. Ce n’est pas « Showtyme« , sorti en 2003, qui fera changer les auditeurs d’avis mais, comme sur le précédent dont on parlera plus loin, il recelle quelques pépites comme ce « Coolin » tout en décontraction.

LethalInjectionCoverArt2. Ice Cube « You Know How We Do It » (3’52)

La carrière d’Oshea « Ice Cube » Jackson (qui fête ses 40 balais le mois prochain) est parsemée de classiques, qu’ils soient produits par Dr. Dre ou le Bomb Squad. Ici c’est le fiston de Quincy Jones, QDIII (à l’origine du générique du Prince de Bel Air), qui s’y colle. Petite guitare funk, voix féminines qui se perdent derrière la sirène lancinante et Cube qui livre une de ses meilleures prestations. Classique.

alleyezonme3. 2Pac « Ratha Be Ya N.I.G.G.A. » (feat. Richie Rich) (4’13)

J’ai toujours été fan de « I’d Rather Be With You » de Bootsy Collins et les reprises du tube du bassiste fêlé sont légion (ça fera surement l’objet d’une prochaine compile, le temps de remettre la main dessus) mais je crois que c’est celle-ci qui a ma préférence. La puissance vocale de 2Pac (qui retrouve alors la Californie qui l’a vue grandir après que Suge Knight soit venu le récupérérer à sa sortie de prison) et la nonchalance du vétéran Richie Rich, alliées à la subtile prod de Doug Rasheed, ça donne un de mes titres préférés de Pac. Je prends pas de risque : classique.
Tiens d’ailleurs, j’aurais du mettre « Oakland Rap » pour ce titre dans le ID3 Tag, la fatigue surement…

32569890845c90093dfe502504779524. Mr. X « PlayaHata » (3’42)

Album injustement méconnu dans nos contrées et pourtant indispensable à tout amateur de G-Funk qui se respecte, le premier et à ma connaissance seul album de Xavier Thomas est un petit bijou musical. Produit majoritairement par QDIII, « Mr. X » est un album très smooth où son hôte alterne passages rappés et chantés avec autant de talent dans un domaine que dans l’autre. Un must have.

c50982697a55. Born 2Wice « P.P.O.V. » (feat. Nancy Fletcher) (4’32)

On descend sur Houston mais on reste dans le même registre smooth mais gangsta. Encore un mec qui aurait gagné à être connu mais qui connaitra une vie assez compliquée (il y a quelques années, il était SDF). Une voix proche de celle de Scarface, un parrain de renom (Ice-T), des featurings de qualité (Nancy Fletcher qu’on a pu entendre aux cotés de Snoop ou du Dogg Pound, King Tee, Rhythm D ou encore Kool Keith et Tim Dog) et des prods au top niveau, il y a parfois des énigmes dans la musique : « Portrait Of A $erial Player » sorti en 1996 ne recevra pas le succès qu’il mérite.

R-500056-11241856316. 5th Ward Boyz « Bitch Pleeze » (3’55)

L’autre groupe de Houston dans la première moitié des 90’s, également signés chez Rap-A-Lot Records et auteurs eux aussi de très bons disques, à classer parmi les classiques du genre comme « Ghetto Dope » (sorti en 1993 et dont est tiré ce titre) ou « Gangsta Funk« . Le duo 007/E-Rock montre ici qu’il est aussi à l’aise dans les sons smooth que sur des prods énervées ou funky. Je suis assez fan du grain façon vinyle qui craque… Encore un classique.

d20230qtsis7. Devin The Dude « Bust One Fa Ya » (1’13)
8. Devin The Dude « Write & Wrong » (5’02)

Aaaah Devin… Je suis définitivement fan de ce mec (même si les 2 derniers disques qu’il a sorti étaient relativement moyens) et « The Dude » fait partie des disques qui m’ont vraiment profondément marqué. Quatre ans après ses débuts discographiques avec Odd Squad, Devin Copeland tente l’aventure solo avec une réussite totale, bien aidé à la prod par les ténors de Rap-A-Lot, Tone Capone et N.O. Joe (entre autres). Des histoires de weed et de filles, totalement décontracté, une voix reconnaissable entre mille et un gout pour la chansonnette qui trotte dans la tête. Un classique absolu. A noter que « Bust One Fa Ya » devrait dire quelque chose à ceux qui ont regardé le « Up In Smoke Tour » puisque c’est sur cette petite comptine que Devin fait son entrée avant « I Just Wanna Fuck You« .

album-ridin-dirty9. U.G.K. « One Day » (feat. Mr. 3-2)

Autre traumatisme rapologique que ce morceau issu de « Ridin’ Dirty » sorti en 1996. Sur un sample des Isley Brothers (« Ain’t I Been Good To You« , sa 2ème partie pour être précis, tiré de l’album « Live It Up » sorti en 1974), le duo de Port Arthur (base militaire proche de Houston, Texas) livre là un de ses meilleurs titres : mélancolique, très malin dans son utilisation de la voix de Ron Isley et avec 3-2 en featuring (Convicts, Blac Monks, Southside Playaz, Screwed Up Click), un de mes titres rap préférés de tous les temps.

CellyCelKillaKali10. Celly Cel « It’s Goin’ Down » (5’24)

Originaire de Vallejo (Bay Area) et protégé de E-40, Celly Cel n’a pas toujours été fourré dans le hyphy comme il peut l’être aujourd’hui, en témoigne ce petit classique trop méconnu produit par Tone Capone. Smooth, langoureux, il emprunte au « Computer Love » de Zapp ses bruissements sensuels qui tranchent avec la présence très gangsta de Marcellus McCarver.

bsheree611. Vontel « It’s All On You » (feat. Nikia Hill) (4’29)

L’arlésienne des forums spécialisés dans le G-Rap : est-ce que « Vision Of A Dream » de Vontel (rappeur de Phoenix, Arizona) est un classique G-Funk ou un disque surestimé qui doit beaucoup à sa rareté et sa découverte « tardive » ? Personnellement, c’est un de mes albums préférés et même si le maitre Roger Troutman est présent sur deux titres qui font le bonheur des fans, c’est ce morceau R&B mené par la voix de Nikia Hill pour lequel j’ai la plus grosse faiblesse. Chante Nikia, chante !

41W7CYB6PYL._SL500_AA240_12. Do Or Die « Po Pimp » (feat. Twista & Johnny P) (3’54)

C’est un peu mon intrus quand je réécoute la compile, je me rends compte que j’ai du mal avec les flows des Chicagoans (Twista excepté) que je trouve vraiment approximatifs et avec le mixage que je trouve pour le moins étrange… Mais j’aime beaucoup le refrain de Johnny P et la basse chaude concoctée par The Legendary Traxster.

atliens cover13. OutKast « Elevators (Me & You) » (4’25)

Quitte à jouer les vieux cons, quand je réécoute « ATLiens » et « Aquemini« , les deux chefs d’oeuvre du duo d’Atlanta, je ne peux pas m’empêcher d’être nostalgique. Même si « Hey Yeah » a permis à « Speakerboxxx/The Love Below » de devenir le disque de rap le plus vendu de tous les temps, je trouve ce double album à des années lumières de la magie qui se dégage des 4 premiers opus d’André 3000 et Big Boi. « Elevators« , 13 ans après sa sortie, n’a rien perdu de son hypnothisme. Classique (oui je me répète).

dfb9a7d0-9c24-47b3-9392-01a387e12103medium14. Abstract Rude & Tribe Unique « Full Time Job » (feat. K. Jendayi) (3’22)

« It is a full time job, no days off » chante K. Jendayi de sa voix soul et envoutante. Je suis tellement fan de son refrain qu’elle me fait systématiquement oublié que Aaron « Abstract Rude » Pointer ne signe pas là une de ses meilleures prestations microphoniques. Il y a plus de soul, de feeling et de personnalité dans les 4 phrases chantées par la dame que dans toute la carrière de Rihanna. Le charme, ça ne se calcule pas…

6a00c22523e1b58e1d00d41440d4c66a47-500pi15. Ice Cube « It Was A Good Day » (4’20)

Un autre grand classique du père Cube, cette fois produit par DJ Pooh sur un sample des Isley Brothers (« Footsteps In The Dark« ) : décontraction, story telling, fond et tant pis si O’Shea n’a jamais été le gangster qu’il a campé dans ses albums, c’est un très grand monsieur du rap. « It Was A Good Day » en est une preuve supplémentaire s’il en fallait vraiment.

ti0516. T.I. « Chillin’ With My Bitch » (feat. Jazze Pha) (3’56)

Je crois qu’avec « Urban Legend » (sorti en 2004) T.I. était à l’apogée de sa carrière. Il n’avait pas besoin d’aller faire le cake sur des rollers dans un navet ou de reprendre une sombre daube euro dance pour faire parler de lui. Sa technique et son swag parlaient pour lui. Et pour ce « Chillin’ With My Bitch« , le fils de James Alexander (bassiste des Bar-Kays qui n’était pas dans l’avion qui s’est crashé le 10 décembre 1967, causant la mort de 4 des membres du groupe et d’Otis Redding) ne s’est pas foutu de sa gueule : c’est un Jazze Phizzle en grande forme qui assure la prod et le refrain de cette petite bombe smooth.

4zocztf17. Pimp C « Everytime » (feat. Devin The Dude) (4’29)

Le 4 décembre 2007, le rap a perdu un de ses plus grands artistes : Chad Butler aka Pimp C est parti dans son sommeil, victime d’une overdose médicamenteuse (sippin’ on some sizzurp) et d’une apnée nocturne un peu trop longue (Heath Ledger style). De toute façon, je ne peux pas être vraiment objectif avec la moitié de UGK, je suis fan absolu de ses prods et de son flow. Et tant pis s’il raconte de la merde en boucle, ce mec avait le talent, la musicalité et en plus, sur ce titre, il pose avec une autre de mes idôles, Devin. Forcément, ça parle de cul sans beaucoup de subtilité mais au diable la dialectique pourvu que le son démonte.

TheRedLightDistrictLudacris18. Ludacris « Blueberry Yum Yum » (3’55)

La drogue c’est mal. N’empêche que je gouterais bien à cette Blueberry qui a l’air vraiment yum yum… Morceau pour foncedé, parti pris osé de la part de Luda avec cette espèce de non-flow et son faux rythme. Il s’enchaine super bien avec le précédent vous trouvez pas ?

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